La guitare

La marquise aimait tout particulièrement la musique. Cet art d’agrément est évoqué par les partitions et la guitare posée sur le fauteuil de l’arrière-plan.
C’est une guitare baroque à dix cordes. 

Devant l’engouement dès le 17e siècle pour la guitare, des luthiers comme la célèbre famille parisienne, les Voboam, se spécialisent dans la fabrication de ces instruments. 

Guitare, Voboam, Paris, Cité de la musique

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La musique

La musique est évoquée par la partition tenue entre les mains de la marquise et celle posée sur le fauteuil de l’arrière-plan, à côté d’une guitare baroque.

Dès sa jeunesse, madame de Pompadour est formée à la musique : elle prend des cours de chant et se perfectionne auprès de Jélyotte l’interprète favori de Rameau. D’autre part, elle joue très bien au clavecin. Pour divertir Louis XV, elle multiplie les représentations et les concerts lors des soirées du « théâtre des Petits appartements » à Versailles.

Pierre Jélyotte dans le rôle de la nymphe Platée dans Platée au Junon jalouse, opéra-bouffe de Jean-Baptiste Rameau, Charles-Antoine Coypel, Paris, musée du Louvre

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Les livres

Les livres placés sur la console ont été soigneusement choisis et témoignent de l’intérêt de la marquise pour les idées nouvelles de son siècle. De gauche à droite, on trouve :

Le Pastor fido

Cette pièce de théâtre du 17e siècle de Guarini connait un succès ininterrompu jusqu’à la fin du 18e siècle.
C’est non seulement  une allusion à la passion de Louis XV pour la chasse mais également celle de la marquise pour le théâtre. Elle avait fait transformer l’escalier des Ambassadeurs à Versailles en une petite salle de théâtre.

la Henriade

Le poème la Henriade est écrit par Voltaire à la gloire d’Henri IV et de la tolérance.
Voltaire, également auteur des Lettres philosophiques dénonçant la monarchie française, était pourtant peu apprécié de Louis XV.

De l’esprit des lois 

Cet essai de philosophie politique de Montesquieu est paru en 1748 et interdit par l'Eglise en 1751.
La marquise fait preuve de courage pour faire apparaître ce plaidoyer en faveur de la séparation des pouvoirs et d’une monarchie constitutionnelle, en totale opposition avec la monarchie absolue de Louis XV.

l’Encyclopédie

Le volume IV de l’Encyclopédie, apparait ici, alors que cette œuvre de Diderot et de d'Alembert est pourtant interdite par un arrêt du conseil du roi en 1752. 

 

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Le carton à dessins

Le carton à dessins témoigne de l'un des passe-temps de la marquise qui apprit le dessin aux côtés de François Boucher. Elle s’appliqua souvent à reproduire les dessins du maître en les gravant.

Suite d'estampes d'après les pierres gravées de Guay. Génie militaire, marquise de Pompadour, Boucher François (d'après), Paris, musée du Louvre

On conserve ainsi tout un ensemble d’eaux-fortes de sa main. Dans son recueil de 52 planches, elle reproduisit les pierres gravées par Jacques Guay. Celui-ci, protégé par la marquise, sera nommé graveur du Roi en 1755.

Suite d'estampes gravées par Madame la marquise de Pompadour d'après les pierres gravées de Guay. Frontispice, Paris, musée du Louvre

Elle possédait par ailleurs une vaste collection d’estampes.

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Gravure des pierres/Glyptique

Devant les livres, apparaît l’estampe « Le graveur de pierres fines à son travail » tirée du Traité des pierres gravées, de Pierre-Jean Mariette, lui-même grand collectionneur de dessins et de gravures. 
De La Tour n’a pas hésité à l’attribuer à la portraiturée en signant l’estampe « Pompadour sculpsit ». Cette gravure illustre le goût de la marquise pour la glyptique, l’art des pierres gravées.

"Le graveur de pierres fines à son travail" in Traité des pierres gravées de Pierre-Jean Mariette, Gravure par le comte de Caylus d'après un dessin de Bouchardon, Paris, Bibliothèque nationale de France

La marquise pratiquait à la fois la gravure en relief, le camée et celle en creux, l’intaille. 

Portrait de Louis XV (camée en agate), marquise de Pompadour, Paris, Bibliothèque nationale de France

Portrait de Madame de Pompadour (intaille à gauche) et L'Amour sacrifiant à l'Amitié (intaille à droite), Jacques Guay, Paris, Bibliothèque nationale de France

 

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Le globe terrestre

Le globe terrestre témoigne de l’intérêt  de la marquise pour  les sciences. Monté sur un support de bois doré, il est tourné de telle sorte que la France y apparaisse au centre.

Madame de Pompadour possédait dans sa bibliothèque du château de Crécy deux luxueux globes terrestre et céleste que Didier Robert de Vaugondy géographe du roi, célèbre cartographe et constructeur de globes, venait de présenter à Louis XV.

Globes terrestre et céleste, Didier Robert de Vaugondy, Chartres, musée des Beaux-Arts 

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